ESPRITS D’ENTREPRENEURS #8 | Nathalie DRAUX (Quality Assistance)
Écrit par Corinne BODART
25.03.2026
Pour savoir ce qui fait courir les entrepreneur(e)s, ce qui les anime, ce qui les passionne, ce qui les construit, Giles Daoust (Président de Dajobs SA) a imaginé un jeu de questions afin de sonder leurs cœurs et leurs esprits. Retrouvez ici le portrait un peu décalé de Nathalie DRAUX (Quality Assistance)… illustré par Pierre Kroll !
Sous la direction de Giles DAOUST
Votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ?
Nathalie DRAUX : Analyste Quality Control en physico chimie. C’était déjà chez Quality Assistance, l’entreprise familiale fondée par mon père en 1982. Après y avoir travaillé comme étudiante, j’y ai signé mon premier contrat en même temps que de poursuivre une spécialisation en pharmacie d’industrie.
Le « defining moment » de votre vie professionnelle ?
Plutôt une succession de moments. J’ai enchainé une dizaine de fonctions dans quasi tous les départements de la société. J’étais affectée là où il y avait un besoin de renfort dans une équipe. Autant de jalons d’apprentissage essentiels qui m’ont permis de devenir un couteau suisse. Ensuite, il y a eu une formation à la Vlerick Business School, riche en rencontres avec des managers accomplis.
Cela m’a notamment aidée à comprendre en profondeur ce qu’est le leadership, à assumer que cela faisait pleinement partie de mon ADN, et décidée à m’inscrire dans la reprise du flambeau familial.
Votre plus belle réussite professionnelle ?
C’est justement cette transmission réussie, un succès partagé avec mon père. Lorsque je suis ainsi passée de COO à CEO, j’ai ressenti énormément de soutien des équipes et des clients. C’était un gage de stabilité. Notre gestion réussie de la crise Covid fut un autre grand moment, très formateur et qui a soudé les équipes.
Votre plus gros échec professionnel ?
Il y a eu des déceptions, notamment humaines. Mais je ne les perçois pas comme des échecs, mais bien des opportunités d’apprendre. L’important est de savoir tirer les leçons pour progresser.
Votre super-pouvoir ?
J’ai un bouclier antichoc. Une capacité à prendre du recul pour affronter les situations difficiles. Mais ce n’est pas inné. Ça se forge à coup de travail et de persévérance.
Votre plus grand défaut ?
Je déteste avoir tort. Pour autant, cela ne vire jamais à la mauvaise foi car je sais l’admettre quand c’est le cas. Il me faut juste un peu de temps pour digérer.
L’élément clef du succès de Quality Assistance ?
Nous avons développé une proposition de valeur dans un secteur très exigeant et innovant qui pousse à anticiper et progresser constamment. Nous faisons un métier difficile. Mais c’est réellement la compétence et l’engagement de nos équipes qui nous permettent de nous positionner comme une extension de nos clients et partager leurs succès.
Si vous n’aviez pas été à la tête de Quality Assistance, quel job auriez-vous souhaité exercer ?
Je fourmille d’idées. Mais honnêtement, ce métier plein de sens, la perpétuation d’un héritage et l’équipe extraordinaire autour de moi… Je ne voudrais pas être ailleurs aujourd’hui.
Qui est votre héros ? Votre modèle ? Votre source d’inspiration ?
Je reste admirative du caractère visionnaire de mon père. Et aussi de son jusqu’auboutisme, dont j’ai hérité. Je cherche aussi l’inspiration auprès de tous les gens que je croise. La réussite dépend beaucoup de la capacité à se créer un environnement humain porteur. Et j’aime échanger les expériences pour conforter mes intuitions.
Votre hobby préféré ?
Autour d’une table avec ma famille ou de très bons amis.
Votre livre préféré ?
Je lis surtout pendant les vacances. Mon besoin de concret me porte vers les biographies. J’ai beaucoup aimé «Code source» de Bill Gates. Adolescente, j’ai adoré «Hannah» de Paul-Loup Sulitzer.
Votre film préféré ?
«Gladiator» de Ridley Scott. Au-delà de l’épopée, le film soulève plein de valeurs dont la loyauté, la fidélité à ses idéaux et l’amour des siens.
Votre endroit préféré ?
J’adore la mer. Mais finalement peu importe l’endroit, tant que je suis entourée de gens positifs et bienveillants.
Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ?
Évite les personnes toxiques et crois en toi. La confiance en soi, cela se construit.
Quelle est votre devise ?
«Ça va aller». Je clôture souvent les réunions avec ces mots.