La formation en alternance au service des technologies numériques

Écrit par Marie-Isabelle GOMEZ CALVO

9.07.2026

Les entreprises wallonnes ont besoin de fonctions liées au Business Analysis. L’École de gestion de l’Université de Liège va leur en fournir. En partenariat avec HELMo, HEPL et Henallux, un Master en alternance Business Analysis est créé.

Booster l’enseignement en alternance pour assurer un avenir professionnel aux jeunes et répondre aux besoins des entreprises de la région. HEC Liège a bien compris les enjeux. Selon les données du Forem, les employeurs wallons prévoient plus de 500 recrutements en 2026 pour des fonctions liées au Business Analysis, à l’analyse des données et à l’intégration des systèmes numériques (business analyst TIC, expert en intégration et implémentation TIC et analyste TIC).

Dans son « Baromètre entreprises 2025 », l’Agence du Numérique précise que 71 % des entreprises wallonnes sont pleinement engagées dans leur transformation numérique. Elles perçoivent le numérique comme une opportunité et utilisent de plus en plus l’intelligence artificielle et les données.

La transformation numérique : plus que de la technologique

Toutefois, plusieurs défis restent à relever : élaborer une véritable stratégie numérique, renforcer les compétences des collaborateurs, améliorer la gouvernance des données et développer davantage les collaborations avec les acteurs de l’innovation. En effet, la transformation numérique n’est pas qu’une question de technologies. « Ce master a été conçu pour répondre à cette évolution en formant des professionnels capables d’accompagner concrètement les transformations numériques et organisationnelles des entreprises », souligne Wilfried Niessen, Directeur général et Doyen de HEC Liège.

Les entreprises en demande de talents avec une expérience de terrain

Pour les entreprises qui recrutent, il est important que les nouveaux profils disposent d’une expérience de terrain. Ici, l’alternance est la réponse idéale et prend tout son sens. Plusieurs acteurs économiques de la région, tels qu’Ethias, Keyes ou le CRE Liège, sont d’ailleurs déjà partenaires pour accueillir des étudiants.

Pour AKT, l’alternance est l’un des outils les plus efficaces pour faciliter l’accès des jeunes à l’emploi. En alternant périodes de formation et immersion en entreprise, les apprenants développent des compétences directement en phase avec les réalités du terrain.

Unir le monde de l’enseignement et les entreprises pour former la jeunesse

Au-delà de l’alternance, AKT souhaite renforcer les liens entre le monde de l’enseignement et celui de l’entreprise. « Les employeurs doivent être pleinement associés à la définition des compétences, à l’évolution des formations et à la gouvernance des filières qualifiantes. Renforcer les liens entre les écoles et les entreprises constitue l’une des clés pour répondre durablement aux besoins en compétences de la Wallonie tout en offrant aux jeunes des parcours de réussite et des perspectives d’avenir solides », explique Frédéric Panier, CEO d’AKT.

L’alternance dans l’enseignement supérieur possède un fort potentiel, mais AKT rappelle que son développement nécessite une réforme ambitieuse, pragmatique et construite avec les entreprises.

Pour y parvenir, trois conditions sont jugées indispensables :

  • simplifier les règles et les procédures ;
  • impliquer davantage les entreprises dans la conception et l’évolution des formations ;
  • valoriser le rôle des tuteurs et le considérer comme un acteur essentiel de la réussite.