MAKE 2025-2030 : l’industrie demande une accélération des mesures en matière d’énergie, de simplification administrative et d’octroi de permis

Écrit par Collectif

1.07.2026

Les partenaires de la plateforme interfédérale MAKE 2025-2030 – la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), Voka, Beci, AKT et les fédérations industrielles Agoria, essenscia, Fedustria et Fevia – dressent un bilan après une année de collaboration avec les autorités fédérales et régionales. Trois dossiers nécessitent désormais une action prioritaire : les coûts et infrastructures énergétiques, la charge administrative et l’octroi de permis.

Un an après le lancement de MAKE 2025-2030, les partenaires reconnaissent que ce gouvernement, en étroite collaboration avec les régions, prend enfin pleinement conscience des graves difficultés auxquelles notre industrie est confrontée et a mis en place plusieurs groupes de travail afin d’y remédier de manière structurelle.

Dans le même temps, la situation de l’industrie belge reste précaire : sa compétitivité internationale est sous pression, des investissements sont reportés et la production est de plus en plus délocalisée à l’étranger. Bien que les groupes de travail accomplissent un travail de qualité, les résultats ne sont pas encore suffisamment visibles sur le terrain à l’heure actuelle.

Les partenaires demandent donc que l’on fasse preuve d’un plus grand sens de l’urgence et que l’on accélère la mise en œuvre des mesures. Les défis sont trop importants et trop urgents pour que l’on se contente uniquement d’analyses et de moments de concertation.

D’où ce bilan intermédiaire, qui se concentre sur les trois domaines devant faire la différence pour nos entreprises.

Énergie : le coût et la capacité du réseau restent problématiques

En janvier 2026, le groupe de travail Énergie a ratifié un plan d’action visant à réduire les coûts énergétiques pour l’industrie et à accélérer le développement des infrastructures énergétiques, en combinant un financement européen, un mécanisme simplifié de rémunération de la capacité et un suivi plus pointu des prix. Entre-temps, un budget de 944 millions EUR a été confirmé pour la norme énergétique. Les partenaires reconnaissent qu’il s’agit là d’une étape importante vers le rétablissement de la compétitivité de l’industrie belge. Dans le même temps, ils appellent les gouvernements fédéral et régionaux à prendre rapidement des mesures concrètes.

Les partenaires demandent une approche interfédérale de la congestion du réseau, assortie d’une priorisation claire, d’une gestion des files d’attente et de financements supplémentaires afin d’accroître rapidement la capacité de raccordement.

Simplification administrative : le plan d’action est prêt, il ne reste plus qu’à le mettre en œuvre

Au sein du groupe de travail Marché intérieur, chargé de transposer à notre pays les « Terrible Ten » (les dix principaux obstacles) identifiés par la Commission européenne, un plan d’action comprenant 38 mesures est sur la table depuis la mi-juin. Il vise notamment à remédier à la complexité administrative et à la fragmentation de la réglementation, mais il revêt pour l’instant un caractère essentiellement procédural.

Les partenaires soulignent qu’un plan d’action détaillé constitue une étape importante, mais pas une fin en soi. Ils réclament une stratégie belge plus ciblée visant à renforcer le marché intérieur pour l’industrie, une liste restreinte de mesures prioritaires, ainsi que des progrès rapides et concrets pour les entreprises qui continuent aujourd’hui encore à subir les conséquences des interprétations nationales divergentes et de la charge réglementaire.

Permis : nécessité d’agir rapidement et de garantir la sécurité juridique

Le groupe de travail « Permis », créé en avril 2026, a réuni les partenaires et les régions autour de la question de la pression croissante exercée sur la procédure d’octroi des permis en Belgique. Les deux premiers sous-groupes de travail ont identifié la complexité et le chevauchement des réglementations, la longueur des procédures de recours et le manque de sécurité juridique comme les principaux obstacles, l’impact cumulatif de la réglementation européenne constituant le fil conducteur.

Les partenaires plaident en faveur d’un « Omnibus on Permitting » européen fondamental qui harmonise davantage les cadres européens existants en matière de permis et introduise davantage de flexibilité et de proportionnalité. Ils appellent également le gouvernement fédéral et les régions à poursuivre leurs efforts visant à simplifier et à accélérer les procédures de délivrance des permis, en tenant compte notamment des recommandations de la Commission mixte d’experts en matière de permis du gouvernement flamand et de la feuille de route « Permis » du Gouvernement wallon.

« Les partenaires de MAKE 2025-2030 continuent de s’engager, aux côtés des autorités fédérales et régionales, à élaborer des solutions concrètes et mesurables dans les domaines de l’énergie, de la simplification administrative et des permis, les trois domaines qui impactent aujourd’hui le plus lourdement la compétitivité de nos entreprises. »